Non Nobis Domine Non Nobis Sed Nomini Tuo Da Gloriam
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Admission au rang d’Écuyer PDF Imprimer Envoyer

Lettre ouverte d'un Frère Admis au grade d’Ecuyer.

En préambule, il me semble utile de faire une petite rétrospective  depuis mon arrivée au sein de la Commanderie des Chevaliers d’Argens  

Préalablement, en qualité d’invité j’ai assisté à plusieurs chapitres pendant quelques mois.
Très attentif aux objectifs de l’ordre, au  cérémonial, aux divers travaux évoqués, et à la fraternité régnant au sein de la commanderie,  j’en ai été attiré et j’ai ressenti le même état d’esprit.
L’année dernière j’ai posé ma candidature en qualité de novice, vous m’avez fait l’honneur de l’accepter et m’avez reçu dans l’ordre en septembre.  

Au début de ma période de noviciat nous étions très nombreux et j’ai été très bien accueilli par l’ensemble de notre commanderie  j’en étais très heureux car nous partagions la même idéologie,  l’amitié était réciproque.

Quelques mois plus tard, en décembre,  en la Chapelle St. Pierre, cinq écuyers étaient adoubés et élevés au rang de Chevalier.  
Ce fut une extraordinaire cérémonie,  très émouvante, et j’en garde un excellent souvenir.

 


 

Depuis, une année est passée, dans ma condition de  novice, et j’ai essayé d’être fidèle à mon engagement dans l’Ordre.
En respectant dans la mesure de mes possibilités les objectifs de notre Ordre, en assistant et en participant aux chapitres de notre commanderie et celles rattachées à l’O S M C S , en étudiant  l’histoire et l’éthique Templière, ses obligations, ses traditions, en effectuant les travaux qui m’ont été demandés, mais surtout, cela nécessite d’opérer   des changements, dans sa vie, et dans son comportement, et ce,…..dans plusieurs domaines.  

Bien souvent,  entreprendre des changements s’avère assez ardu, ce n’est pas sans rencontrer quelques  obstacles.
Parfois la volonté ne suffit pas, et la plupart du  temps, il faut  continuellement se surpasser  afin d’y arriver.
Un vieux dicton nous stipule : « Chassez le naturel, il revient au galop »  
En fait, c’est assez réel.  

Aussi,  il est essentiel d’être vigilant, sans abandon, ni découragement, sachant qu’il y a toujours une solution, notamment celle de demander conseil à son parrain ou un frère ou une sœur.

Continuez à demander et l’on vous donnera 
Continuez à cherchez et vous trouverez 
Continuez à frapper et on vous ouvrira   (Matthieu Chapitre 7 verset 7)


Ces versets tirés de la Bible nous prouvent bien que nous ne sommes pas seul  et qu’il n’est pas inutile de demander conseil, bien au contraire, je pense même que c’est indispensable.J’avoue avec humilité que j’ai toujours eu du mal à demander, et je suis conscient qu’il faut que je remédie à cet état de fait.

 

Cette période de noviciat m’a beaucoup apporté, tant sur des connaissances dans l’Ordre que sur le plan spirituel.    
Elle m’a permise de me préparer progressivement à franchir une étape importante  
Etape dans laquelle intérieurement, j’avais espoir  d’y parvenir, celle d’être reçu au rang d'Ecuyer.

Et ce jour est arrivé, non sans crainte,  et avec une certaine appréhension,  ne sachant pas véritablement si j’étais tout à fait prêt et si j’en étais digne.

J’en ai déduit qu’après délibération, les membres du Collège des Chevaliers ont du me juger apte à être reçu  Ecuyer. J’en suis très honoré et  j’en éprouve un sentiment de reconnaissance.

Lors du Chapitre d’octobre, en présence des Dignitaires de l’Ordre  et des Frères et Sœurs de la Commanderie, notre Très Noble Commandeur m’a fait appeler afin de m’élever au grade d’Écuyer.

J’étais très ému durant tout le cérémonial de passage, notamment lors de mes paroles prononcées devant notre Beaucéant,  sur la signification et les symboles des  couleurs noires et blanches.     
Une des couleurs que j’allais maintenant  abandonner, le noir, pour revêtir la chasuble blanche. Qu’elle profonde émotion, j’étais sincèrement très heureux.Ce fut un grand honneur pour moi et une grande joie d’être revêtu de la chasuble blanche.

Des paroles éloquentes ont été commentées  à mon égard  par les dignitaires et par les Frères et Sœurs.  
j’en été attendri et gêné en même temps, ces compliments étaient élogieux , réconfortants, et encourageants  je n’en mérite pas tant.Je ne saurai  jamais assez  les en  remercier.   

Il est évident que pour moi  ce franchissement est une grande satisfaction,c’est en quelque sorte une  belle récompense, j’y suis très sensible, mais ce n’est qu’une étape.  

Il va falloir assurer une continuité en s’investissant plus intensément  concernant certains points sur lesquels je me pose des questions :
Que dois-je maintenant approfondir plus particulièrement ?
Quelles tâches ou missions suis-je susceptible de remplir au sein de notre commanderie ?
Et suis-je assez disponible pour les accomplir ?    
Suis-je assez compétent et en aurai-je la possibilité ?  

Mais ce dont je suis sûr,
c’est qu’il faut envisager dans l’avenir une accession à la chevalerie,       
et pour ce faire, je suis conscient qu’il y a du travail en perspective,   
et que  le chemin est encore long.
Pour le moment je suis écuyer, ….à propos !!  Qu’est-ce qu’un écuyer  ?

Remontons un peu dans l’histoire :

Il ne fait aucun doute qu’il nous faille remonter aux temps les plus anciens de la Chevalerie pour retrouver l’origine du nom  écuyer.
Plusieurs sens en ont été déduits.

Jadis, l’écuyer prenait soin des chevaux appartenant aux chevaliers.

A l’époque féodale, l’écuyer,  jeune noble, effectuait  son apprentissage auprès d’un Chevalier  il l’accompagnait , lui servait de second et avait la garde de son écu blasonné, de sa devise , et de ses symboles .   
Et l’écuyer ne pouvait accéder à la chevalerie qu’en ayant fait ses preuves.   

Actuellement, constatons que le même état d’esprit perdure, et qu’il  y a de grandes similitudes chez les Chevaliers de nos jours.  

L’écuyer apprend auprès des  Chevaliers.
L’écuyer se met au service des membres de la Commanderie.  
Un Chevalier parraine l’écuyer au long de son parcours et lui inculque l’enseignement nécessaire       
L’écuyer ne  peut espérer être adoubé Chevalier que lorsqu’il sera prêt moralement et spirituellement.

Et c’est ce que je dois préparer assidûment maintenant      

Lors de mon noviciat, si j’ai acquis quelques connaissances grâce à l’ensemble des Sœurs et frères, j’ai également rencontré de petites « embûches »  peut-être  prévisibles  mais,  il m’est essentiel à ce jour,  d’essayer d’y remédier et de prendre conscience  de mes buts  recherchés, non seulement au sein de notre Ordre, mais également dans la vie courante.

Un Chevalier n’est pas Chevalier uniquement lorsque nous sommes réunis il doit l’être dans
l’âme, dans son « moi intérieur » et en appliquer ses principes quotidiennement.   

Principes fondamentaux qui sont par exemple :

Une intégrité morale et comportementale qui implique une parfaite honnêteté incorruptible, une loyauté vis-à-vis d’autrui et de soi même. 

Une fidélité :
Au respect de nos traditions, à notre amitié, à honorer nos engagements et nos promesses      
Toutes  promesses doivent être tenues,  et l’action doit être résolue .

Une obéissance volontaire et sans réticence :
A notre éthique,  à nos missions,  à notre assiduité aux  chapitres,  
à nos règles communes ,  etc.…..       
Il est de notre devoir  d’accepter une obéissance :   aux lois  divines, aux lois de notre société, et à notre hiérarchie dans l’Ordre.  

Agir :
Mais agir de façon réfléchie  et, autant que faire ce peut …. avec sagesse, dignité et  humilité afin d’acquérir une attitude humble.
J’ai eu un professeur qui nous conseillait de réfléchir sur cette maxime de  CONFUCIUS, elle résume bien des interrogations  

Ce que vous connaissez, vous le connaissez, ce que vous ne connaissez pas, vous ne le connaissez pas.C'est-à-dire la véritable connaissance est de reconnaître ce que nous savons  et  d’admettre ce que nous ne savons pas , nous ne devons pas être présomptueux mais rester humble.


Servir :

Servir dépend d’un libre choix et d’une décision toujours renouvelée.  
Savoir servir avec dévouement et efficacité  

Servir son prochain   En LUC Chapitre  10 v.27  de la Bible
Tu aimeras ton prochain comme toi-même


En appliquant ce  précepte :  
si j’aime mon prochain !! ….je n’hésite pas à le servir,                                    
à lui proposer de l’aider, de l’assister, d’être à l’écoute, de le soutenir quant il est dans le besoin.           
Savoir.. en toutes occasions,  donner, et se rendre utile.   

Voilà,  en qualité de jeune écuyer :  

En particulier, j’ai retenu ces quelques principes que je viens de vous énumérer.  

Je souhaite pouvoir toujours les appliquer afin qu'ils m'aident à progresser dans la foi   et dans mon parcours pour espérer peut être un jour, si j’en  suis digne, revêtir le Manteau Blanc du Chevalier.       

Je termine par cette citation Biblique en Galates Chapitre 6 v . 2

Aidez  vous les uns et  les autres  à porter  vos  fardeaux

En toute occasion, faisons le bien et prions car c’est une manière d’accomplir la loi du Christ, et méditons sur ce proverbe :

Il y a plus de plaisir à donner qu’à recevoir

 

 

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